Ratanakiri

Ratanakiri

 

Ratanakiri est une province cambodgienne. Souvent surnommée le Far West khmer, elle est l’une des zones les plus naturelles et les plus reculées du Cambodge. Lors de votre visite, vous pourrez trouver sur une terre inconnue l’authenticité de l’environnement cambodgien qui respire une ambiance de quiétude et de tranquillité. En quête d’aventures et de randonnée hors des sentiers battus, vous allez être transportés vers une destination de rêve en visitant cet endroit.

 

Histoire

 

La chronologie de l’histoire de cette région est retracée par une série de dominations et exploitations étrangères. Originairement occupée par l’Annam, le Champa et l’empire khmer, la province de Ratanakiri fut très souvent frappée par les marchands d’esclaves khmers, lao ou thaïs. Elle fut contrôlée par un prince laotien vers le XVIIIe siècle et par l’empire Siam vers le XIXe siècle. Entre 1893 jusqu’en 1953, elle fut également soumise au protectorat de l’Indochine française.
 

À partir de 1966 et pendant trois ans, cette région est devenue un champ de bétail pour le Viêt Công. En 1969, le roi cambodgien Norodom Sihanouk reconnaissait même qu’elle était devenue une région du nord-vietnamien. Cette domination vietnamienne a été repoussée par les Etats-Unis par des bombardements successifs de mars 1969 jusqu’en mai 1970. Durant cette période, Lumphat, capitale de la région à cette époque, fut détruite laissant ainsi à Banlung, l’opportunité de devenir la nouvelle capitale de Ratanakiri.

 

Géographie

 

Ratanakiri se trouve sur les hauts plateaux du nord-est du Cambodge. Située à 636 km de Phnom Penh, elle est entourée par le Laos au nord, le Viêt-Nam à l’est, le Mondolkiri au sud et le Steung Treng à l’ouest. C’est le dernier port sur le bassin du Mékong avant Champassak au Laos. Traversés par la rivière Tonlé San et Tonlé Srepok, ses paysages sont formés par des collines, des montagnes, des plateaux, des plaines, des bassins versants et des lacs de cratères.

 

Aujourd’hui

 

Occupant une très vaste superficie de 10 782 km², la province de Ratanakiri se divise en 9 districts et 50 communes. Elle abrite plus de 240 villages qui sont nommés à partir de la langue thaïe ou des langues des minorités de la province.

 

En 2008, la population de Ratanakiri compte près de 150 000 habitants dont une majorité montagnarde issue de la tribu khmère Loue. En fait, cette tribu regroupe huit minorités ethniques proto-indochinoises notamment les Tampuan, les Jaraï, les Kreung, les Bru, les Kachok, les Kavet, les Kuy et les Lun. Ce sont, en effet, les premiers habitants de la région.

 

Ratanakiri figure parmi les régions les moins développées du Cambodge. Les indigènes, qui habitent dans les villages, vivent d’une agriculture vivrière qui se base sur la technique sur brûlis. Ces habitants se spécialisent dans la production de noix de cajou, de l’arachide, de la mangue ou du tabac. Par contre, les vastes champs de culture où l’on cultive ces produits appartiennent aux riches Cambodgiens ou Vietnamiens. Outre l’agriculture, l’exploitation minière et forestière font aussi partie des activités économiques des habitants de la région.

 

La région de Ratanakiri s’affiche avec une vaste collection de paysages naturels. Très connue pour ses forêts tropicales très denses qui représentent près de 80% de sa superficie, elle vous laisse explorer des collines verdoyantes, des montagnes vertigineuses et des plantations en tous genres. En visitant ces patrimoines naturels, vous aurez sûrement l’impression de vous détacher du monde.

 

Pour les plus sportifs, la promenade à vélo présente une très belle expérience. Ils pourront y louer une moto ou un vélo. Ce sont, en effet, les moyens de déplacement les plus pratiques pour parcourir les paysages naturels envoûtants et les kilomètres de pistes à la poussière orangée.

 

Sous un écosystème très naturel et tranquille, cette région est parfaite pour faire du trekking. Pour découvrir la biodiversité de cette province, il est donc très divertissant et très instructif de participer à cette activité. Les prestataires de voyage y organisent de nombreux itinéraires qui durent, en général, entre 3 et 5 jours. À dos d’éléphant ou à pied, les randonnées les plus excitantes vous amènent donc à visiter le Parc National de Virachey et le lac Yeak Laom, à rencontrer des tribus reculées, à explorer les forêts luxuriantes et à naviguer le long de la rivière O’Lalai.

 

L’économie de la région s’appuie également sur le secteur du tourisme. L’industrie touristique commence vraiment à s’épanouir. Voulant à protéger l’environnement et à développer l’économie de la province, le gouvernement local encourage les activités touristiques pratiquées en milieu naturel. De 2001 à 2008, le nombre de touristes grimpe jusqu’à 90 000. Lors de votre passage, vous pourrez donc y visiter plusieurs attractions naturelles qui sont particulièrement envoûtantes et à couper le souffle.

 

Le lac volcanique de Yeak Lom

 

Situé à 5 km de Banlung, Yeak Lom est l’un des sites incontournables de la province de Ratanakiri. Il s’agit d’un lac de cratère volcanique qui s’y développe depuis plus de 700 000 ans. Avec une profondeur de plus de 48m, ce site est très célèbre grâce à ses eaux claires translucides. Le lac et la région aux alentours sont considérés comme sacrés. Les tribus montagnardes croient que le lac est habité par des esprits protecteurs.

 

Ville de Banlung

 

Depuis 1979, Banlung reste la capitale de la province. Il s’agit d’une petite ville provinciale enveloppée par un nuage de poussière rouge ocre d’où l’origine de son surnom « ville rouge ». La visite du marché des minorités ethniques est le plus grand intérêt de la ville. On peut dire, que si l’on n’a pas encore visité ce marché de Banlung, la visite de la région de Ratanakiri n’est pas totalement complète. C’est le seul endroit de la région où vous pourrez apprécier des produits frais. Les villageois aux alentours y viennent en masse chaque matin pour vendre ou acheter leurs provisions.

 

Les villages

 

Très reculés des grandes villes, les villages qui se trouvent dans cette région suivent un rythme hors du temps. Sur le chemin, lors de votre trekking, vous y croiserez de nombreux villageois issus de la tribu de Braos, de Préou ou des Krouengs. Envie de faire une belle rencontre ? Vous pourrez vous arrêter dans les villages et découvrir les traditions et les modes de vie ancestraux de ces tribus. Depuis longtemps, ces tribus ethniques y vivent en parfaite harmonie avec la nature.

 

Climat

 

La région de Ratanakiri est soumise à un climat tropical avec une importante saison des pluies. Elle enregistre une précipitation annuelle de 2 200 mm.
La température y est de 24° C pendant la saison froide et de 30°C pendant la saison sèche. Ainsi, elle reste l’endroit le plus froid de tout Cambodge.

 

Comment s’y rendre ?

 

Depuis Stung Treng, suivant la route nationale n° 7, la région est accessible par le moyen d’un taxi. C’est d’ailleurs le moyen de transport le plus indiqué pour se déplacer au Cambodge. Pour se rendre à Ratanakiri, il faut compter de 5 à 7 heures de voyage selon la saison.
De Siem Reap, vous pourrez également prendre le bus pour rejoindre cette région. Selon les compagnies de transport, les bus partent, en général, à 5h30 du matin.

 

Comment circuler ?

 

Les moyens de transport les plus courants dans la région de Ratanakiri sont les motocyclettes et les vélos. Hors des sentiers battus, ils sont très pratiques pour suivre les routes en zigzag ou traverser les couches de poussière.

 

Que faire ?

 

  • Visiter le marché des minorités ethniques de la capitale Banlung.
  • Vivre une véritable aventure hors des sentiers battus en suivant les circuits de trekking.
  • Explorer le parc national de Virachey pour découvrir la biodiversité de la région.
  • Rencontrer les villageois de la région pour connaître l’authentique culture ancestrale cambodgienne.

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