Quels sont les monuments coloniaux de Phnon Penh ? - Voyage Cambodge - Seripheap
Les monuments coloniaux de Phnom Penh

Les monuments coloniaux de Phnom Penh

18 déc. 2023

Régime politique entrée en vigueur en 1863 jusqu’à l’indépendance du Cambodge en 1953, le protectorat français a façonné l’histoire et l’architecture du pays. Une grande partie des édifices à l’architecture française ont ainsi traversé les époques et sont encore intacts. Pour en apprendre plus sur cette époque et s’offrir un voyage dans le temps, on vous emmène à la découverte des monuments coloniaux de Phnon Penh

La poste centrale de Phnom Penh

  Les monuments coloniaux de Phnom Penh  

Située place de la Poste, au cœur de l’ancien quartier administratif français, non loin du Wat Phnom, la poste centrale de Phnom Penh fut construite en 1890 selon les plans de l’architecte français Daniel Fabre. Elle constituait, à l’époque, le premier bâtiment administratif construit par le protectorat. Autrefois nommée « Hôtel des Postes et Télégraphe », elle fut plusieurs fois agrandie et rénovée au fil des décennies. 

Depuis, elle demeure toujours le plus grand bureau de poste du Cambodge. Aujourd’hui encore, elle dispense tous les services publics (échanges postaux, télécommunications, philatélie, location de boîtes postales...).

Reconnaissable avec son jaune pimpant, elle se caractérise par une façade ornée de balcons et balustrades, des frontons sculptés de stuc, des colonnes à chapiteau corinthien et des fenêtres romanes qui témoignent du style néo-classique.

Le marché central de Phnom Penh

   Les monuments coloniaux de Phnom Penh  

Autre bâtiment d’architecture française emblématique de la ville : le marché central de Phnom Penh. Aussi appelé Phsar Thmei (« nouveau marché »), il est le cinquième plus grand marché au monde.

Construit vers la fin de 1930, il est l’œuvre de plusieurs architectes internationaux dont Jean Desbois, Louis Chauchon et Wladimir Kandaouroff. Son architecture de style Art Déco a été largement influencé par l’architecte français Louis Chauchon. Entièrement coloré en jaune et construit en béton armé, le bâtiment se distingue par un gigantesque dôme de 50 m de diamètre ainsi que 4 ailes de 50 m de long.

Bien qu’il fût bombardé par des avions thaïlandais pendant la guerre franco-thaïlandaise, causant de nombreux dégâts, l’édifice a été reconstruit et restauré de 2009 à 2011. 

Depuis sa création jusqu’à nos jours, le marché héberge une multitude d’échoppes où l’on trouve de tout : souvenirs, alimentations, vêtements, bijoux... C’est, sans aucun doute, l’un des marchés à ne pas louper lors d’un séjour à Phnom Penh

La bibliothèque nationale du Cambodge

Inaugurée en 1924, la bibliothèque nationale du Cambodge est l’œuvre de l’architecte français Louis Chauchon (ce fut même son premier projet). Là encore, il s’agit d’un bâtiment de style Art Déco.

La bibliothèque nationale du Cambodge abritait, lors de son ouverture, une collection près de 3000 livres, la plupart en français. Après l’indépendance du pays en 1954, le nombre de livres en langue khmère augmenta. Mais en 1975, la bibliothèque ferma ses portes et l’édifice fut utilisé comme logement par des membres de Pol Pot. Durant cette période, les khmers rouges détruisirent plus de 80 % des ouvrages. 

Rouverte en 1980, elle abrite aujourd’hui plus de 103 000 exemplaires en diverses langues (khmer, français, anglais, allemand...). 

Dans la salle des périodiques de la Bibliothèque, vous pouvez découvrir une exposition permanente d'ex-libris rassemblant une collection de périodiques, magazines et de livres de l'époque coloniale. Outre la visite de l’intérieur, ses beaux jardins valent vraiment le coup d’œil. 

 

Découvrir la bibliothèque nationale du Cambodge lors d’un escape game grandeur nature

Grâce à Urban Tales, une nouvelle activité touristique fraîchement arrivée au Cambodge, vous pouvez découvrir la bibliothèque nationale du Cambodge à l’occasion d’un jeu à réaliser entre amis ou en famille. Le principe ? À l’aide d'une carte d'époque, d'une boussole, et d'autres documents authentiques, glissez-vous dans la peau d’explorateurs pour déceler les mystères découverts par Anatole Pasquier. L’objectif ? Retrouver l'artefact perdu... Alors, prêts pour l’aventure ?

Découvrez plus d’infos sur cette aventure immersive.

 

L’hôtel Le Royal de Phnom Penh

  Les monuments coloniaux de Phnom Penh  

Situé au cœur de la capitale, à quelques pas du Wat Phnom, l’hôtel Le Royal de Phnom Penh fut construit dans les années 1923 et conçu par l’architecte et urbaniste Ernest Hébrard qui souhaitait en faire le plus haut bâtiment de la capitale tout en s’inspirant du style colonial français.

L’hôtel ouvra ses portes en 1929 et reçu comme invité d’honneur lors de l’inauguration, Sa Majesté Sisowath Monivong, roi du Cambodge de 1927 à 1941. Il devint alors l’un des hôtels de luxe les plus prisés des célébrités. Parmi elles, Jacqueline Kennedy y séjourna en 1967. 

En 1975, sous le régime des khmers, l’hôtel est contraint de fermer ses portes. Il rouvre en 1980 pour accueillir des agences d’aide internationales avant d’accueillir de nouveau des clients. Depuis sa création, l’hôtel changea de nom et fut restauré à plusieurs reprises. Il est aujourd’hui sous la supervision de Raffles Hotels & Resorts.

La gare de Phnom Penh

  Les monuments coloniaux de Phnom Penh  

Construite par l'architecte Jean Desbois en 1932, la gare de Phnom Penh se caractérise par une architecture Art Déco en béton armé (tout comme le marché central de Phnom Penh). Après sa construction, elle reliait la capitale à Battambang. Laissés à l’abandon pendant la guerre civile, la gare et les chemins de fer ont été, depuis les années 2000, réhabilités et assurent de nouveau le transport des marchandises et de personnes. Les lignes desservent désormais les villes de Battambang, Poipet, Sihanoukville et Kampot.

L'ancienne banque d'Indochine au Cambodge

Banque commerciale et marchande privée à laquelle le gouvernement français avait octroyé le privilège d’émettre de la monnaie en Indochine, la Banque de l’Indochine avait son siège à Paris mais disposait de plusieurs succursales au Cambodge, au Laos et au Vietnam. L’une d’elle se trouvait justement à Phnom Penh, sur la place de la Poste.

Le bâtiment est devenu la propriété de la maison de la famille cambodgienne Van après l'indépendance du pays. Magnifiquement restauré, le bâtiment accueille aujourd’hui le Van’s restaurant, un restaurant gastronomique proposant une cuisine française ultra-raffinée. 

 

Vous souhaitez en apprendre plus sur l’histoire du Cambodge et sur l’époque du Protectorat français ? Découvrez le Phnom Penh Heritage Tour, un circuit à faire en tuk-tuk ou en cyclo-pousse qui permet de découvrir l’essentiel du patrimoine colonial de la capitale cambodgienne. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’infos.

 


Florine Dergelet

Membre de Nomadays
Le réseau de spécialistes locaux

Bonjour

Je suis Cyrille de "Seripheap". Envoyez-nous votre demande et nous vous répondrons sous 48h.
Appelez-nous au
+855 92 871 402