Les 3 sites cambodgiens inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO

Les 3 sites cambodgiens inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO

16 sept. 2019

Le Cambodge, connu pour ses traditions et monuments ancestraux, fait partie des 193 pays membres de l'UNESCO, l'agence spécialisé de l'ONU pour l'éducation, la culture, et la science, depuis son acceptation en 1991. Dès lors, le royaume a souhaité présenter nombre de ses monuments architecturaux et lieux historiques pour les inscrire à la célèbre Liste du patrimoine mondial, avec en tête de gondole, le glorieux site archéologique d'Angkor. Seules 3 entités ont été pour le moment inscrites et retenues par l'UNESCO, une pour chaque décennie, Angkor en 1992, Preah Vihear en 2008, et Sambor Prei Kuk en 2017.

Ces trois sites, visités à maintes et maintes reprises depuis plusieurs décennies, faisaient partie d'une liste plus vaste soumise à l'UNESCO par le Cambodge qui contenait également 8 autres lieux notables tant dans le domaine matériel, culturel, que naturel.

Sur cette liste figurent :

  1. Koh Ker
  2. Kulen
  3. Angkor Borei et Phnom Da
  4. Oudong
  5. Beng Mealea
  6. Preah Khan
  7. Banteay Chhmar
  8. Banteay Prei Nokor

Ces huit sites sont toujours en attente d'être reconnus par l'UNESCO sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1992, et ne peuvent pas pour l'heure être considérés comme en faisant partie. Concentrons nous ici sur les trois sites listés par l'agence spécialisé et qui, de ce fait, bénéficient de programmes de sauvegarde et de restauration plus poussés.

Le site archéologique d'Angkor

Lieu le plus emblématique de la culture cambodgienne, le site d'Angkor, et ses temples-montagnes tels Angkor Wat ou Phnom Bakheng, a été le premier à être reconnu par l'UNESCO au patrimoine mondial en 1992. Situé à quelques encablures de Siem Reap, il s'étend sur une zone forestière de plus de 400 km carrés et abrite en son sein les vestiges de l'empire khmer. Une époque faste dans le développement de la civilisation khmère qui dura 600 ans entre le IXe et le XVe siècle de notre ère, de part notamment la construction de systèmes hydrauliques et de réservoirs d'eau gigantesques appelés baray, permettant de contenir et stocker l'eau lors des fortes moussons. Des appareils qu'utilisent toujours aujourd'hui de nombreux villages imbriqués au sein d'Angkor, un lieu où la riziculture est majoritairement représentée.

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L'UNESCO, accompagné de l'Autorité nationale APSARA et du CIC-Angkor, travaillent quotidiennement à la conservation d'Angkor. Un site qui peut être en proie à de nombreuses pressions notamment dû aux 100 000 habitants vivant en son sein qui cherchent naturellement à étendre leur espace d'habitation, mais aussi à la proximité de la ville de Siem Reap qui représente le point culminant du tourisme de masse au Cambodge. Ces trois organisations ont réussi en 2004 à retirer Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le temple de Preah Vihear

Le site de Preah Vihear a suscité pendant un demi-siècle de vives tensions géopolitiques entre le Cambodge et la Thaïlande. Situé sur la frontière entre ces deux pays voisins, le lieu a en fait été le théâtre de conflits territoriaux depuis l'indépendance du Cambodge en 1953, année durant laquelle l'armée thaïe investit le temple. Après moultes tumultes, et 55 ans plus tard, les deux pays ont reconnu la valeur culturelle universelle et remarquable du temple de Preah Vihear. Ils se sont mis d'accord pour que le Cambodge présente le site, avec le soutien de la Thaïlande, au Comité d'évaluation des patrimoines mondiaux de 2008 à Québec. L'UNESCO a décidé de l'inscrire au patrimoine mondial grâce à son histoire et le fait qu'il représente un chef-d'œuvre de l'architecture khmère.

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Le cadre naturel de cette série de sanctuaires et de bâtiments religieux, reliés entre eux par une route de 800 mètres de long, a grandement joué en sa faveur. Perché sur un plateau de la province de Preah Vihear, il offre une vue remarquable sur les environs ruraux.

Le site de Sambor Prei Kuk

Appelé en khmer, "le temple dans la forêt luxuriante", Sambor Prei Kuk, construit au début du VIIe siècle, représente la génèse de l'architecture pré-angkorienne, largement utilisé plus tard à Angkor. Le lieu, à l'époque appelé Ishanapura, était la capitale de l'empire Chenla qui régissait en Asie du Sud-Est avant l'empire khmer, entre le VIe et le IXe siècle. Les lintaux et frontons, très utilisés lors de l'époque d'Angkor, bâtis sur le lieu, sont évalués par l'UNESCO comme de véritables chefs-d'œuvre. L'architecture du lieu a posé les bases d'un futur style khmer très caratéristique en Asie du Sud-Est.

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Le site a, en 2017, été est le dernier, au Cambodge, à avoir été reconnu par l'UNESCO sur la Liste du patrimoine mondial. Dans l'attente des huit qui se trouve actuellement sur la Liste indicative et qui restent par conséquent en attente.

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