Le Musée national du Cambodge

Le Musée national du Cambodge

Le Musée national du Cambodge

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Voisin du Palais royal de Phnom Penh, le Musée national conserve plus de 14 000 pièces d'art khmer, du 4e siècle à l'époque post-angkorienne.

Voisin du Palais royal dans le centre de Phnom Penh, le Musée national du Cambodge conserve l'une des plus importantes collections d'art khmer au monde. Le bâtiment ocre, conçu dans le style traditionnel khmer et inspiré de l'art angkorien, abrite plus de 14 000 pièces réparties autour d'un patio central.

Pourquoi visiter le Musée national

Le musée offre un panorama complet de la sculpture khmère, du 4e siècle à l'époque post-angkorienne. Pour un voyageur qui s'apprête à parcourir les sites d'Angkor ou qui en revient, c'est un complément utile : on y voit en contexte muséal des pièces majeures déposées des temples, présentées avec un éclairage et une signalétique adaptés. La galerie sur patio, plantée de bassins de lotus, permet aussi une pause à l'écart de la circulation de la capitale.

Histoire du musée

L'institution naît en 1914, sous l'impulsion d'Albert Sarraut, Gouverneur Général de l'Indochine, qui confie le projet à l'archéologue et ethnologue français George Groslier. Construit entre 1917 et 1920, le bâtiment adopte le vocabulaire de l'architecture traditionnelle khmère ; les motifs des deux grands portails sont copiés sur le temple de Banteay Srei.

Le musée ouvre partiellement en 1918 et est inauguré sous le nom de Musée Albert Sarraut par le roi Sisowath le 13 avril 1920, à l'occasion du Nouvel An khmer. George Groslier en devient le premier conservateur.

Peu avant l'indépendance de 1953, la France cède la direction de l'établissement aux autorités cambodgiennes. Rebaptisé Musée national du Cambodge, il est rénové en 1968 sous la supervision de Vann Molyvann, figure de la Nouvelle Architecture Khmère.

À partir d'avril 1975, le bâtiment est abandonné sous le régime des Khmers rouges. Le toit éventré laisse s'installer une importante colonie de chauves-souris, et l'inventaire mené en 1980 révèle la disparition de collections entières. La reconstitution patiente du fonds explique le caractère parfois lacunaire de certaines salles.

Que voir dans les collections

Les galeries de plain-pied, organisées autour du patio, occupent environ 2 800 m². Le parcours suit une logique chronologique combinée à une approche par matériaux.

Un parcours en quatre périodes

  • Préhistoire (objets datant du 4e au 9e siècle) : outillage, céramiques anciennes.
  • Période pré-angkorienne (9e-10e s.) : premières grandes sculptures hindoues.
  • Période angkorienne (10e-14e s.) : cœur de la collection, divinités, linteaux et frontons issus des temples.
  • Période post-angkorienne (après le 14e s.) : sculpture bouddhique tardive et arts décoratifs.

Quatre catégories de matériaux

  • Pierre : statuaire monumentale, linteaux et bas-reliefs déposés des temples, narrant mythologie, faits historiques et scènes de la vie quotidienne.
  • Métal : bronzes représentant divinités hindoues et bouddhiques, objets rituels et d'usage courant ; les nuances de couleur trahissent les alliages d'or, d'argent et de cuivre.
  • Bois : sculptures et éléments architecturaux, plus fragiles, souvent post-angkoriens.
  • Céramique : tuiles décoratives, vases cultuels et vaisselle, avec de remarquables pièces aux formes zoomorphes.

Pièces majeures à repérer

  • Une statue en grès de Shiva tenant Uma sur ses genoux, du style Banteay Srei (fin 10e siècle).
  • Un Vishnou à huit bras de 1,93 m.
  • Une statue de Harihara datant du 6e siècle.
  • Une sculpture de Jayavarman VII provenant d'Angkor Thom, caractéristique de l'époque du Bayon (fin 12e-début 13e s.).

Informations pratiques

  • Durée de visite : comptez 1h30 à 2h pour un parcours complet.
  • Horaires : ouvert tous les jours, en journée continue, avec dernière admission environ une demi-heure avant la fermeture (à confirmer sur place).
  • Visites guidées proposées en khmer, anglais, français et japonais.
  • Photos autorisées uniquement à l'extérieur et dans le patio ; interdites dans les galeries.
  • Sur place : boutique (livres d'art, répliques, cartes postales) et café installé dans le patio.

Comment s'y rendre

Le musée se trouve rue 13, entre les rues 184 et 178, immédiatement au nord du Palais royal. L'entrée des visiteurs est située à l'angle des rues 13 et 178. Depuis la plupart des hôtels du centre de Phnom Penh, l'accès se fait à pied, en tuk-tuk ou en motodop (mototaxi) ; les VTC type PassApp et Grab desservent également l'adresse.

À voir dans les environs

  • Le Palais royal et la Pagode d'argent, mitoyens du musée.
  • La ville de Phnom Penh et ses quartiers coloniaux, accessibles à pied.
  • Pour prolonger le parcours hors capitale : le temple de Bayon à Angkor, dont plusieurs sculptures du musée sont issues.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Une visite complète demande 1h30 à 2h. Comptez davantage si vous suivez une visite guidée ou si vous prenez le temps de vous attarder dans le patio.
Non. Les photos sont autorisées uniquement à l'extérieur du bâtiment et dans le patio central. Les galeries d'exposition sont strictement interdites à la photographie.
Oui, des guides francophones sont disponibles, ainsi que des visites en khmer, anglais et japonais. Mieux vaut se renseigner à l'accueil dès l'arrivée pour connaître les disponibilités.
Les deux fonctionnent. Avant Angkor, il aide à identifier les styles et les divinités. Après, il offre un éclairage muséal sur des pièces déposées des temples que vous aurez parcourus.
Les galeries étant de plain-pied autour du patio, la circulation intérieure est plutôt aisée. Quelques marches subsistent aux entrées ; mieux vaut anticiper avec le personnel d'accueil.

Prolonger la visite au Cambodge

Le Musée national constitue une étape clé d'un itinéraire qui combine Phnom Penh, les temples d'Angkor et les paysages du sud. Pour construire un voyage qui relie la capitale à ces sites, consultez nos itinéraires au Cambodge.

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