L'art de la soierie au Cambodge

La fabrication de la soie est un art au Cambodge qui se transmet de générations en générations depuis des siècles. Le pays est même l'un des producteurs les plus réputés au monde de cette fibre naturelle, utilisée principalement dans la confection de tissus. Lors de votre séjour au pays, vous aurez la possibilité de visiter les ateliers pour admirer et découvrir tout le processus qui donne naissance à cette soie si raffinée, et travaillée par la suite

 

Technique de fabrication de la soie au Cambodge

Pour obtenir cette fibre naturelle, les tisserandes cambodgiennes, car la grande majorité des des personnes impliquées dans ce corps de métier sont historiquement et aujourd'hui des femmes, utilisent les cocons qui servent aux vers à soie à faire leur transition entre leur état primitif et leur forme de papillon.

Lorsque le papillon s'envole pour la première fois après la dernière phase de mue, la soie, fibre naturelle, qu'avait produit le ver pour former le cocon se détache et est récupéré pour être filée.

Cette soie obtenue est ensuite insérée dans une eau chaude afin d'extraire un seul et unique fil. Puis le fil est ensuite plongé dans une eau toujours chaude et cette fois-ci savonneuse pour délier le grès qui se trouve sur ses parois. Les différents fils sont ensuite installés sur des cadres et insérés dans des bains colorés. Le processus de fabrication d'un cadre fini comme celui-ci dure environ 6 mois.

 

Les différentes magnaneries cambodgiennes

Plusieurs ateliers autour de la soie sont présents au Cambodge et notamment dans la région nord-ouest près de Battambang et Siem Reap. À Golden Silk Farm à Banteay Srei, à Angkor Silk Farm sur la route entre ces deux grandes villes, ou même à Soieries du Mékong qui travaille avec l'association Enfants du Mékong à Banteay Chhmar, les tisserandes intègrent ces entreprises ou ONG pour apprendre le métier et subvenir aux besoins de leur famille. À Koh Dach, ou l'île de la soie, près de Phnom Penh, c'est différent, le village transmet ce savoir de famille en famille depuis des générations.

À Angkor Silk Farm, l'atelier d'Artisans d'Angkor, vous pourrez y trouver un terrain majestueux de 5 hectares remplis de mûriers. Ces végétaux sont essentiels dans la fabrication de la soie puisque leurs feuilles sont le repas principal des vers lors de leur évolution jusqu'au cocon. Il faut savoir que chaque mois, un ver ingurgite environ un kilo de feuilles de mûrier.

À Golden Silk Farm, on vous explique qu'un cycle entre la naissance du ver, ses différentes mues, et le moment où le cocon est récupérable pour le traiter, il s'écoule 43 jours. Il est donc possible d'enchaîner entre 8 et 9 cycles par an. Ici, comme dans beaucoup d'autres magnaneries, 100 kg de cocons équivalent à 8,5 kg de soie récupérée et traitée. Il faut donc faire très attention à ne pas l'endommager. Tout le processus est également bien expliqué sur place.

Les Soieries du Mékong eux allient l'art de la fabrication de soie cambodgienne à l'art français. En effet, les foulards fabriqués sur place sont dessinés dans l'hexagone. Après l'obtention de la soie utilisable et malléable, il faut entre 8 et 12 heures à une tisserande pour confectionner un foulard qui sera par la suite vendu aux touristes ou aux clients français et cambodgiens.

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