Les balades à dos d'éléphants interdites à Angkor

Les balades à dos d'éléphants interdites à Angkor

13 déc. 2019

Les balades à dos d'éléphants sont bientôt terminées à l'intérieur du site archéologique d'Angkor. L'Autorité Apsara qui est en charge de la protection et du développement du lieu a annoncé que les 14 éléphants présents dans le parc seront tous transférés, début 2020, dans la forêt de Bos Thom, au pied de la montagne de Phnom Kulen, à 30 km d'Angkor, afin d'empêcher les touristes de les utiliser pour visiter les temples.

  Les balades à dos d'éléphants interdites à Angkor  

Profiter du paysage et des déambulations, tranquillement assis sur le dos d'un pachyderme. L'une des activités les plus en vogue en Asie durant les dernières décennies a connu un virage radical au cours des années précédentes. Et enfin des décisions concrètes tombent au Cambodge en faveur de ces éléphants. Accompagnée de l'ONG internationale Elephant Management International, l'Autorité Apsara a déclaré par la voix de son porte-parole Long Kosal qu'il serait maintenant impossible pour les touristes de traverser le majestueux site archéologique d'Angkor sur le dos de ces animaux. "Nous ne voulons plus voir les éléphants être utilisés pour des activités touristiques. Nous voulons qu'ils vivent dans leur environnement naturel."

Un transfert au pied de la montagne de Phnom Kulen

Plus qu'une simple interdiction, les deux organisations ont déjà débuté le transfert des 14 éléphants vivant à Angkor vers la commune forestière de Bos Thom à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Siem Reap. Ils espèrent les avoir tous déplacés au début de l'année 2020. Cette forêt communautaire représente 1100 acres sylvestres protégées et a été choisie comme lieu de résidence pour les éléphants pour ses qualités naturelles, et du fait qu'elle les rapproche de l'association Elephant Management International qui s'engage à les protéger sur place. Il n'y aura donc, une fois le transfert terminé, plus aucun éléphant disponible à Angkor pour satisfaire les envies des touristes. 

La mort de Sambo comme élément déclencheur

La principale cause de ce changement de position face à l'attrait touristique que pouvaient fournir ces balades réside dans les témoignages de voyageurs et d'associations sur les techniques de dressage cruelles que peuvent subir les éléphentaux. Appelée "phajaan", cette torture consiste à soumettre les nouveau-né pour les détacher de leurs comportements naturels, sans quoi ils sont aptes à accepter la présence humaine sur leur dos. Nous écrivions en mars dernier un article décrivant cette pratique.

En 2016, au mois d'avril, le mois le plus chaud de l'année au Cambodge où le mercure peut aisément atteindre les 45 degrés au soleil, l'éléphante Sambo est morte, effondrée après une crise cardiaque alors qu'elle transportait depuis trois quart d'heure des touristes autour du temple élevé de Phnom Bakheng à Angkor. Cette nouvelle avait alors ému beaucoup de monde au Cambodge et a sûrement accéléré la décision d'Apsara. Une pétition pour interdire les balades à dos d'éléphants sur le site avait alors réuni plus de 30 000 signatures au royaume.

Âgée de 45 ans, l'éléphante d'Asie aurait pu vivre idéalement jusqu'à 60 ans compte tenu de son espèce. En trois générations, celle-ci a d'ailleurs perdu plus de 50% de ses individus d'après l'ONG World Wildlife Fund.

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