Kosal, navigateur des régates du Tonle Sap : « Chaque victoire nous rapporte 250 dollars. »

La fête des eaux bat en ce moment son plein à Phnom Penh. La capitale a vu sa population doublée depuis le début de semaine avec l’arrivée massive des provinciaux. Les attractions en vue durant ces jours de fête sont les régates de pirogues dans le Tonle Sap où toutes les régions khmères s’affrontent. On pourrait alors penser que les rameurs portent toujours le maillot de leur propre région… Ce n’est pas le cas de Kosal. Le jeune navigateur vient du village de Khum Meanchey en province de Kompong Thom, dans le centre du Cambodge. Il s’entraîne dans la rivière environnante mais défend, cette année, les couleurs de la province de Stung Treng à la frontière laotienne. Cette dernière ne disposant pas suffisamment de marins.

Vous préparez-vous toute l’année pour la régate de la fête des eaux ?

Notre pirogue et nos rames sont prêtes 15 jours avant la fête des eaux. À partir de ce moment-là nous nous entraînons 20 minutes par jour tous ensemble dans une rivière près de notre village, nous sommes 85 dans le bateau. Le reste de l’année je m’entraîne dans un bidon avec un bâton en guise de rame.

Kosal et ses coéquipiers qui défendent les couleurs de Stung Treng

Kosal et ses coéquipiers qui défendent les couleurs de Stung Treng

À quel point la régate est-elle importante pour votre ville ?

La course est comme un travail pour nous, nous sommes là pour gagner ! Les personnes de la province de Stung Treng nous ont recrutés afin de ramer pour eux.

Quelles sont les récompenses de ces régates ?

Nous participons à deux courses de pirogues durant la fête des eaux. Chacune peut rapporter 250 dollars à notre embarcation. Si nous gagnons, nous nous partageons la somme entre tous les rameurs. Mais nous voulons gagner pour l’honneur et pour prouver que nous sommes bons dans cette discipline.

C’est donc une véritable compétition ?

Pour la course en elle-même oui, mais nous aimons également revenir à Phnom Penh. C’est la tradition depuis des générations, durant la fête des eaux, et nous ne venons jamais dans la capitale. C’est notre seule occasion.

Qui vous aide financièrement à préparer la compétition ?

Un donateur phnompenhois a aidé la province de Stung Treng qui nous a fourni le transport depuis Kompong Thom. Ils nous logent et nous paient également les repas ici dans la capitale.

Quel matériel apportez-vous personnellement ?

J’ai pris simplement ma rame et l’équipement vestimentaire de la province de Stung Treng. Nous sommes en orange et bleu.

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