
La pagode de Wat Botum
La pagode de Wat Botum
Surnommée « pagode de la fleur de lotus », le Wat Botum est un monastère du XVe siècle voisin du Palais Royal de Phnom Penh, riche en peintures et stupas.
Surnommé la « pagode de la fleur de lotus », le Wat Botum est un monastère bouddhiste situé au cœur de Phnom Penh, immédiatement au sud du Palais Royal. Son histoire remonte au XVe siècle et son enceinte conserve aujourd'hui un riche programme iconographique consacré à la vie de Bouddha.
Pourquoi visiter le Wat Botum ?
Moins fréquenté que le Palais Royal voisin, le Wat Botum offre un aperçu concret de la pratique monastique contemporaine à Phnom Penh, dans un complexe d'environ 260 mètres de long abritant temples, stupas et école religieuse. L'intérêt du site tient surtout à ses peintures murales, qui déroulent un cycle narratif complet autour de Bouddha et des récits Jataka, rarement aussi développé dans les pagodes de la capitale.
La visite se prête bien à une halte courte (comptez 30 à 45 minutes) en complément du Palais Royal ou du Musée National, tous deux à quelques minutes à pied.
Histoire de la pagode
Le Wat Botum aurait été établi en 1442 sous le règne de Ponhea Yat, considéré comme le dernier roi de l'Empire khmer et fondateur de Phnom Penh. Son nom d'origine était Khpop Ta Yang (ou Tayawng).
Vers 1860, le monastère passe sous la direction de la Dhammayuttika Nikaya. Il est rebaptisé Botum Wathei par le moine Kanite Topodae, en référence à son ancien bassin aux lotus. Le complexe que l'on visite aujourd'hui correspond pour l'essentiel à la reconstruction réalisée en 1937 sous le roi Sisowat Monivong.
Fermée par les Khmers rouges dans les années 1970, la pagode n'a pas été détruite. Elle rouvre en 1979, réutilisée par la secte Mohanikae. Le site abrite désormais le siège de l'association des écrivains khmers (You Bo).
Que voir sur place
Le grand stupa d'entrée
À gauche de la porte principale se dresse un grand stupa orné d'une figure tenant un poignard entre ses dents, soutenue par deux nagas, ces serpents mythiques omniprésents dans l'iconographie khmère.
Le Vihara et ses abords
Devant le Vihara (la salle de culte principale), une plaque commémorative rappelle l'histoire de la fondation et des restaurations successives. À l'arrière, des statues de tigres et de lions de taille réelle, traitées dans un style très réaliste, encadrent le bâtiment.
Les peintures intérieures
L'intérieur du Vihara est entièrement peint. Les fresques, relativement récentes et aux couleurs vives, illustrent plusieurs épisodes classiques :
- l'histoire d'Ou Li Rie, l'éléphant enragé qui s'incline devant Bouddha ;
- l'épisode de Cheng Cha, qui accuse faussement Bouddha de paternité (récit pali bien connu) ;
- Bouddha en lévitation, entouré de pierres, démontrant ses pouvoirs ;
- le combat du disciple Mokalean contre un naga ;
- l'histoire du prince Anaan reniant sa fiancée pour devenir moine, accompagnée de deux sandales dorées symbolisant le Yasa.
Les cinq réincarnations animales
Une petite pièce extérieure au Vihara est consacrée aux cinq réincarnations de Bouddha en animaux : le coq, la tortue, le naga, le bœuf et le lion-chien. Deux tigres blancs en gardent l'entrée. Un grand tableau d'Angkor y est également exposé.
Les scènes Jataka
D'autres bâtiments du complexe développent des récits Jataka, ces vies antérieures de Bouddha. On y reconnaît notamment les histoires de Mahasot, Puritoat et Promenart. Sur l'autel du temple, un bougeoir en forme de joug de bœuf, un petit temple à trône orné et de nombreuses statuettes complètent l'ensemble.
Informations pratiques
- Adresse : rue Oknha Suor Srun 7, Sangkat Chaktomuk, Khan Daun Penh, Phnom Penh.
- Localisation : au sud du Palais Royal, côté ouest du parc Wat Botum.
- Ouverture : tous les jours ; les visites se font en journée, en respectant le calme du lieu et les activités monastiques.
- Tenue : épaules et genoux couverts ; il est d'usage de retirer ses chaussures avant d'entrer dans le Vihara.
- Durée de visite : 30 à 45 minutes suffisent pour faire le tour du complexe.
Quand y aller
Le climat de Phnom Penh est tropical. La saison sèche, de novembre à mars, reste la plus confortable pour la visite, avec des températures moyennes plus tempérées et peu de pluie. D'avril à juin, la chaleur est forte ; de juillet à octobre, les averses de mousson sont brèves mais soutenues, et n'empêchent pas une visite en milieu de matinée ou en fin d'après-midi.
Sur place, le matin tôt permet d'observer la vie monastique avant les grosses chaleurs.
Comment s'y rendre
Le Wat Botum se situe en plein centre historique de Phnom Penh, à proximité immédiate du front de mer du Tonlé Sap. Depuis la plupart des hôtels du centre, il est accessible :
- à pied, depuis le Palais Royal ou le Musée National (5 à 10 minutes) ;
- en tuk-tuk ou via les applications de VTC locales (PassApp, Grab), le moyen le plus simple ;
- en taxi pour les plus longues distances depuis les quartiers nord ou ouest.
À proximité
L'emplacement central du Wat Botum permet de l'inclure dans une demi-journée de visite à pied autour du quartier royal :
- le Palais Royal et la Pagode d'argent, juste au nord ;
- le monument de l'Amitié Cambodge-Vietnam, dans le parc Wat Botum lui-même ;
- le Musée National, à quelques rues au nord-ouest ;
- la promenade du Sisowath Quay le long du Tonlé Sap.
Pour prolonger la découverte du patrimoine khmer hors de la capitale, on pense naturellement aux ensembles d'Angkor, dont le temple du Bayon et la Terrasse des Éléphants.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Le surnom vient de l'ancien bassin aux lotus du monastère. Le moine Kanite Topodae a rebaptisé le lieu Botum Wathei vers 1860 en référence à ce bassin, le terme botum évoquant le lotus.
Non. La pagode a été fermée dans les années 1970 mais n'a pas été détruite. Elle a rouvert en 1979 et est aujourd'hui un monastère actif, siège de l'association des écrivains khmers.
Une visite attentive du complexe (Vihara, stupas, peintures, pièce des cinq réincarnations) prend 30 à 45 minutes. C'est une étape idéale à enchaîner avec le Palais Royal voisin.
L'accès aux pagodes en activité est généralement libre ou soumis à un don modeste. Une tenue couvrante (épaules et genoux) est attendue, et le retrait des chaussures s'impose dans le Vihara.
Le Palais Royal et la Pagode d'argent, le Musée National, le monument de l'Amitié Cambodge-Vietnam dans le parc Wat Botum et la promenade du Sisowath Quay le long du Tonlé Sap sont tous accessibles à pied.
Organiser votre voyage
Le Wat Botum s'intègre naturellement dans un séjour combinant Phnom Penh, Angkor et le sud du pays. Pour construire un itinéraire sur mesure incluant le patrimoine bouddhiste khmer, consultez nos idées de voyage au Cambodge.
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