Le Cambodge a rendez-vous avec son histoire

L’AFF Suzuki Cup, la coupe d’Asie du sud-est, débute ce jeudi. Le Cambodge accueille la Malaisie au Stade Olympique de Phnom Penh. Premier tournoi de grande envergure pour le coach, la star japonaise Keisuke Honda qui pourrait d’ores et déjà inscrire son nom au palmarès. Le pays n’a jamais atteint les demi-finales de la compétition.

David contre Goliath. Keisuke Honda dans le rôle de la fronde. Ce ne sera pas une mince affaire du côté des joueurs cambodgiens ce jeudi. Ils accueillent la Malaisie en ouverture de la 12e édition de l’AFF Suzuki Cup (anciennement Tiger Cup), concrètement coupe de l’ASEAN. Les deux équipes se sont rencontrées à 27 reprises dans leur histoire, le bilan est maigre pour le royaume.

Honda, nouvelle donnée

Quatre victoires, trois matches nuls, et 20 défaites au compteur. La dernière victoire cambodgienne remonte à 1973, à Séoul. Mais le royaume a cette année un argument de taille dans ses rangs. L’entraineur Keisuke Honda. Jamais dans son histoire le Cambodge n’a connu sélectionneur d’un tel calibre. « Il va apporter de la rigueur dans le travail et dans le vestiaire. Lui et le staff sont très minutieux sur les détails donc c’est nouveau pour nous. Il nous fait profiter de son expérience de footballeur au niveau international », expliquait Thierry Chantha Bin, attaquant de l’équipe, à l’arrivée de Honda au poste de sélectionneur.

À 32 ans Keisuke Honda a joué 528 matchs en professionnel. Il vient de clore sa carrière internationale après l’élimination du Japon en huitième de finale de la coupe du monde en Russie, face à la Belgique. Le gaucher totalise 37 buts en 98 sélections, il est d’ailleurs le seul joueur asiatique à avoir marqué et délivré une passe décisive dans trois coupes du monde consécutives (2010, 2014, 2018.) Lors de sa présentation au poste de sélectionneur du Cambodge au mois d’août, le président de la Fédération cambodgienne de football Sao Sokha a insisté sur l’importance de l’AFF Suzuki Cup pour le pays. Un objectif assumé.

Un groupe difficile, mais prenable

Le Cambodge n’a en effet jamais franchi le premier tour de cette AFF Suzuki Cup, en 11 éditions. Les deux premières équipes des deux groupes de qualification se retrouvent pour les demi-finales début décembre, avant une finale aller-retour les 11 et 15 décembre prochain. Les Royals affronteront dans le groupe A la Malaisie ce jeudi 8 novembre, iront au Myanmar lundi 11 novembre, accueilleront le Laos le 20 novembre prochain et se déplaceront au Vietnam en clôture de cette phase de groupes le 24 novembre.

 

Groupe A : Cambodge - AFF Suzuki Cup

Groupe A : Cambodge – AFF Suzuki Cup

Pour se hisser en demi-finale, le Cambodge devra forcément réaliser un exploit face aux deux ogres de groupe, la Malaisie et le Vietnam. Ce dernier, le voisin, le frère ennemi, a une histoire footballistique récente depuis la réunification. Récente, et unilatérale face au Cambodge. Huit matches, huit victoires côté Vietnamiens. L’actuel 103e au classement FIFA a déjà remporté une fois l’AFF Suzuki Cup, comme la Malaisie. Ce groupe A totalise en tout deux médailles d’or grâce à ces deux nations. Au niveau palmarès, le Cambodge peut prétendre à un bon tirage. Rien à voir avec le groupe B où la Thaïlande et Singapour se partagent neuf titres.

Une place parmi les deux premières serait historique pour le Cambodge. Lancement des festivités jeudi, au Stade Olympique de Phnom Penh, face à la Malaisie. En 27 rencontres ce sera seulement la deuxième organisée au Cambodge et dans cet écrin de 70.000 places, l’occasion pourquoi pas de réitérer l’exploit de la première fois. Une victoire khmère 3-2 le 24 avril 1956.

 

Thibault Bourru

 

 

 

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