HISTOIRE ET TRADITIONS

Ere ancienne :

Ier-VIe siècle : le Royaume de Funan, aux origines indiennes, occupe le delta et le bas Mékong avant d'être envahi par les premières populations khmères.

 

VIe-XIIe siècle : brillant développement et expansion de la civilisation khmère dans la région (conquêtes, site d'Angkor...).

 

XVe siècle : entamé deux siècles plutôt, le déclin de l'Empire Khmer continue au point que pendant plusieurs siècles celui-ci devra lutter pour sa survie face aux voisins siamois et vietnamiens.

 

mi-XIXe siècle : de plus en plus présente dans la région, la France répond favorablement à la demande de protectorat (1863) de la part du Cambodge qui devient une composante de l'Indochine Française.

 

Moines au Cambodge
Sculpture au Cambodge
Livre d'histoire au Cambodge

Ere moderne :

1863 : Protectorat français.

 

1941 : Mort du roi Monivong. Le jeune prince Sihanouk âgé de 18 ans, est placé sur le trône.

 

9 nov. 1953 : Proclamation de l’indépendance du Cambodge.

 

1970 : Coup d’Etat du Général Lon Nol, soutenue par les américains alors en guerre au Vietnam qui renverse Sihanouk

 

1975 : renversement du nouveau gouvernement pro-américain par les Khmers Rouges de Pol Pot (pro-chinois) qui mettent en place la pire des dictatures (en quatre ans, plus d'un million de morts sur les 7 que compte alors le pays).

 

25 déc. 1978 : Les Vietnamiens envahissent le pays, renversent le régime du Kampuchea Démocratique et établissent une "République Populaire du Kampuchea" à leur dévotion, dont Hun Sen est le ministre des Affaires étrangères (puis le Premier ministre à partir de 1985).

 

Fin 1989 : Départ des troupes vietnamiennes.

 

23 oct. 1991 : Signature des Accords de Paris, mettant fin à plus de 20 ans de guerre civile.

 

Fin 1991-oct. 1993 : Le Cambodge est administré par l’"Autorité Provisoire des Nations Unies au Cambodge".

 

23-28 mai 1993 : Election contrôlée par les Nations Unies d’une Assemblée constituante (la constitution, promulguée le 24 septembre 1993 : rétablit la monarchie). Le FUNCINPEC (royaliste) sort vainqueur des élections mais doit former avec le Parti du Peuple Cambodgien (PPC, héritier de l’ancien parti communiste au pouvoir depuis 1979) un gouvernement de coalition dirigé par deux premiers ministres : le Prince Norodom Ranariddh (FUNCINPEC et fils du Roi Sihanouk) et Hun Sen (PPC).

 

5-6 juillet 1997 : Après une période de coopération, les deux premiers ministres s’affrontent militairement à Phnom-Penh. Le prince Ranharridh est évincé.

 

15 avril 1998 : Mort de Pol Pot.

 

juillet 1998 : Elections législatives pluralistes (39 partis), reconnues libres et équitables par les observateurs internationaux. Formation d’un gouvernement de coalition PPC-FUNCINPEC dont Hun Sen est Premier ministre.

 

Fin 1998 : Le ralliement de Khieu Samphan et de Nuon Chea, deux des principaux leaders khmers rouges, consacre l’effondrement complet du mouvement Khmer rouge.

 

6 mars 1999 : Arrestation de Ta Mok, dernier chef militaire de Pol Pot et de "Douch", l’ancien chef du centre d’interrogatoire de Tuol Sleng (prison de Phnom-Penh).

 

15 janvier 2001 : Le Sénat adopte un projet de loi permettant la création d’un tribunal spécial destiné à juger les anciens dirigeants Khmers rouges qui auront à répondre de la mort d’environ 1 700 000 Cambodgiens entre 1975 et 1979.

 

2006 : Début de l’instruction du tribunal spécial destiné à juger les anciens dirigeants khmers rouges.

 

2008 : Elections législatives remportées par le PPC. Hun Sen reste premier ministre.

 

Les Cambodgiens se saluent traditionnellement par le sompiah, une inclinaison du buste les mains jointes. Plus l'inclinaison est profonde et les mains hautes, plus le respect est marqué. La poignée de main à l'occidentale tend à s'imposer depuis quelques années.

 

Histoire et traditions Cambodge

Patrimoine culturel
:
Les expressions artistiques privilégiées par le Cambodge ont toujours été la sculpture et la danse, incarnées par les célèbres apsaras (danseuses célestes) omniprésentes sur les murs des temples angkoriens. Après la chute de l'Empire khmer, les artistes cambodgiens ne se sont pas éteints mais sont devenus plus discrets. Le régime khmer rouge leur a été fatal : assimilés à la culture bourgeoise et à la religion, chanteurs, sculpteurs, musiciens des temples et architectes ont péri dans les camps de travail. Les plus chanceux ont choisi l'exil. Aujourd'hui, quelques survivants essaient de transmettre ce patrimoine.

Danse : Après 25 ans de silence, le Ballet royal du Cambodge a ressuscité, grâce à la fille de Sihanouk (et une aide de la France). C'est incontestablement la tradition artistique la plus authentique. Ces danses sont considérées comme un rite sacré, plus que comme un simple spectacle.
Le théâtre d'ombres khmer a refait surface après 1991. Comme en Indonésie, les marionnettes sont en cuir.
Des spectacles sont organisés de façon hebdomadaire dans la salle Chaktomuk à Phnom Penh

Musique : La musique joue un rôle très important pour les Khmers et rythme chacune de leurs fêtes et cérémonies. Les musiciens jouent sur de très beaux instruments traditionnels : des grands xylophones en bois et lamelles de bambous, des hautbois stridents, ainsi que de grandes guitares courbes et les fameux chapeis (la guitare khmère).

Cinéma : Le Cambodge s'est signalé à quelques reprises. Le docteur Haing Ngor, exilé aux États-Unis après avoir connu le régime de Pol Pot, obtenait un Oscar à Hollywood en 1984, pour son rôle dans La Déchirure. Dix ans plus tard, le jeune réalisateur Rithy Panh tournait Les Gens de la rizière, premier film cambodgien présenté à Cannes, et en 1998, le très réussi Un soir après la guerre. Il est aussi un documentariste reconnu, notamment avec « S21 la machine mort khmère rouge » (2004)
Avant lui, le seul cinéaste khmer reconnu était... Norodom Sihanouk. Le prince tourna de grandes fresques historiques assez ringardes (une dizaine) à Angkor et s'amusa même à jouer les acteurs!